On entend souvent que la pratique régulière du sauna soulage les personnes souffrant d’asthme ou de bronchite chronique, et qu’elle aide à récupérer après une affection pulmonaire.
Mais, qu’en est-il vraiment ?
En somme, les données disponibles sont encourageantes, à condition de respecter quelques précautions.
Votre installateur Sauna des Savoies fait le point avec vous !
Comment l’air chaud agit-il sur les voies respiratoires ?:
Sous l’effet de la chaleur sèche, plusieurs mécanismes facilitent la respiration :
- Les muscles des bronches se relâchent et les conduits se dilatent, ce qui ouvre le passage de l’air ;
- Les muqueuses sont mieux irriguées, ce qui soutient leur auto-nettoyage et leur rôle de barrière immunitaire face aux agents pathogènes ;
- Les sécrétions se fluidifient : un mucus plus liquide s’évacue plus facilement des sinus et des bronches, ce qui améliore la clairance des voies aériennes ;
- La circulation s’accélère dans les poumons et améliore l’oxygénation de l’organisme. Mieux oxygénés, les muscles, le cerveau et les organes gagnent en vitalité, ce qui se traduit par moins d’essoufflement à l’effort et une récupération physique plus rapide.
- Pour amplifier ces effets, la séance gagne à être suivie d’une douche ou d’un bain froid.
Cette alternance chaud/froid provoque une dilatation puis une contraction des vaisseaux qui stimule l’irrigation des organes respiratoires.
Associer à la chaleur une respiration lente et profonde aide en plus à relâcher les tensions et à réduire le stress.
Que disent les études sur le sujet ?
La recherche sur le sujet reste limitée, mais plusieurs travaux vont dans le bon sens.
Une large cohorte finlandaise (source disponible ici) a associé une fréquentation régulière du sauna à une réduction du risque de maladies pulmonaires, dont la pneumonie, l’effet étant plus marqué chez les pratiquants les plus assidus. Chez des patients atteints de BPCO, de petites études ont mesuré une amélioration de la capacité vitale et du volume expiratoire après plusieurs semaines de pratique.
Pour la rhinite allergique, des séances répétées sur six semaines ont amélioré le débit nasal inspiratoire et réduit certains symptômes.
Ces résultats portent sur des échantillons réduits et demandent confirmation. Ils suggèrent surtout que c’est la régularité de la pratique, plus qu’une séance isolée, qui soutient la fonction pulmonaire et la défense immunitaire.
Le sauna accompagne le confort respiratoire et la prévention ; il ne se substitue pas à un traitement médical.
Dans quels cas profiter du sauna… et dans quels cas s’abstenir ?
Le sauna convient bien à l’asthme stable et à la bronchite chronique, et constitue un appui intéressant en prévention hivernale, entre les épisodes infectieux.
On évitera en revanche la cabine en pleine infection fébrile, comme une grippe ou un rhume aigu : la chaleur sollicite alors un organisme déjà éprouvé.
La chaleur sèche est moins oppressante que la vapeur du hammam, ce qui la rend plus confortable pour beaucoup de personnes sensibles : l’air n’y est pas chargé d’eau et reste plus facile à inspirer.
Si l’air chaud gêne malgré tout la respiration, le sauna infrarouge, qui réchauffe le corps plutôt que l’air ambiant, offre une alternative plus douce.
Voici quelques repères pratiques pour des séances confortables :
- Des séances de 8 à 15 minutes, à une température de 70 à 90 °C ;
- Une à trois fois par semaine, selon la tolérance de chacun ;
- Sortir dès la moindre gêne et bien s’hydrater avant et après ;
- En cas de pathologie respiratoire ou cardiovasculaire, demander l’avis d’un médecin avant la première séance.
Pourquoi utiliser l’aromathérapie pour améliorer les bénéfices sur vos voies respiratoires ?
Certaines huiles essentielles accentuent l’effet dégageant sur les bronches et les voies nasales : l’eucalyptus, le niaouli et le pin sylvestre sont les plus appréciés.
Pour les utiliser sans risque, on les dilue dans l’eau d’arrosage des pierres ou on les place dans un évaporateur dédié, jamais directement sur la résistance ni pures sur la peau en cabine chaude.
Comment la conception du sauna joue-t-elle un rôle dans votre confort respiratoire ?
Tous les effets positifs dont nous parlons dans cet article supposent un air sain.
C’est là qu’un sauna fabriqué sur mesure fait la différence. Une ventilation bien pensée, avec une entrée d’air basse près du poêle et une sortie haute à l’opposé, renouvelle l’air en continu et évacue le dioxyde de carbone pour préserver une atmosphère respirable séance après séance.
Le choix d’essences de bois non traitées, sans colles ni composés volatils, évite de respirer des émanations libérées par la chaleur. La maîtrise de l’humidité par le löyly permet enfin d’obtenir un air ni trop sec, qui irriterait les voies, ni trop lourd, au plus près du confort de chacun.
Chez Sauna des Savoies, chaque cabine est conçue pour que la respiration y soit aussi agréable que bénéfique.